Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l'Ecosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité. Un héros inoubliable et romantique, une aventure haletante, envoûtante, empreinte d'humour et de poésie.
Que ma chronique va être difficile ! Ce livre est si différent des autres, et surtout si différent de ce que à quoi je m’attendais. Vango, c’est un petit havre de paix. J’ai mi un temps fou à le lire, mais c’est surtout parce que je m’y sentais tellement bien que je ne voulais pas le quitter. L’univers est tellement, tellement bien dessiné. On a l’impression de se balader là bas, dans ce Paris d’avant guerre, vers 1934. Et c’est un voyage à couper le souffle qui m’attendait. J’ai voyagé, et j’en suis ressortie les yeux pleins d’étoiles.
Pourquoi je vous dis que c’est un livre si spécial ? Parce que tout simplement qu’en ouvrant un livre nommé Vango, je pensais suivre exclusivement la vie de ce personnage. J’ai bien vite compris que je m’étais trompée sur toute la ligne. Car en réalité, il y a vraiment toute une panoplie de vies et d’intrigues qui gravitent autour de lui, avec un lien plus ou moins direct avec Vango. C’est donc vraiment l’écriture de l’auteur qui m’a perturbée au début. Pas que je trouvais cela désagréable, mais j’étais comme… Perdue. C’était tout simplement déroutant tous ces personnages, tout ce passé autour de Vango pour le moins flou, ces allers-retours incessants dans le passé.
Vango. Mais quel personnage. On essaye sans cesse de le comprendre, et d’y voir plus clair dans ses sentiments. Mais c’est comme percer le mystère lui-même. Peine perdue. On ne connaît que très peu ses pensés, ses intentions. Cela m’a sûrement gênée au départ. Mais c’est finalement en suivant les autres personnages, ceux qui le cherchent ou croisent tout simplement sa route, que l’on apprend à connaître ce personnage en perpétuel cavale. Plus particulièrement par Ethel. Les découvertes du commissaire. Des témoignages, par ci, par là. On le découvre par petite touche. Comme on peint un tableau. Et c’est en prenant du recul sur l’œuvre, ayant visualisé tous les éléments qui le composent, que l’on comprend.
Et c’est là qu’on arrive à ce moment magique où tout ce met en place. Où l'on devine enfin où l'auteur veut en venir. Moi ce fut à la fin de la première partie du livre. Dès lors, le reste ne fut que du pur plaisir.
Et si mes sentiments quand je repense au livre, sont si intenses, c’est également grâce à l’univers de l’auteur. Mon dieu, mais tout est magnifiquement bien décrit ! C’est juste totalement prenant. Renversant. Saisissant. Le titre de ce premier tome est : Entre ciel et terre. Je crois que je n’aurais pas mieux dit. Car oui, l’auteur nous emmène à Paris, en Irlande, dans les îles… Mais ce que j’ai sûrement le plus aimé, c’était de voyager à bord d’un dirigeable. « Dans le ciel ». S’imaginer rien qu’une seconde à leur place… C’était magique, il n’y a pas d’autres mots.
Rien quand y repensant, je suis encore juste époustouflée. Sidérée. Mais c'est juste incroyable le talent de cet auteur. Il joue avec nous avec une telle aisance ! Nos personnages se croisent, s'entrecroisent, s'éloignent. Des fois se trouvent, et finissent par se perdre de vue. On est perdu. Mais finalement, chaque chose va tranquillement se mettre en place. Chaque détail du livre a son importance, il faut croire que l'auteur a pensé à absolument tout. C'est en réalité une manière d'écrire que je n'avais jamais rencontré, et dont je suis tombée amoureuse. Lentement (et c'est ce qui n'en fera pas un coup de coeur), mais sûrement.
Plus j’y repense, et plus je me dis que l’univers me manque. Vango me manque. Ethel me manque. Et les seuls mots qui me restent sont : Poésie. Finesse. Beauté. Tout se mêle et s'entremêle. Et nous tout ce qu'on veut, c'est y goûter encore un million de fois.
Ma note : 9/10
[Merci à Tom pour sa correction]
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