Paper money


De : Ken Follett
Edition : Le livre de poche
Année : 2013
Pages : 336
4ème de couverture : 
Londres, années 1970. Un homme politique s’éveille au côté d’une rousse sulfureuse, tandis qu’une Rolls-Royce guette au pied de l’immeuble. Au même moment, un mafieux rassemble ses hommes de main et un magnat de l’édition décide de se retirer des affaires. Alors que le soleil se lève, leur vie va basculer. Détournement de fonds, chantage, tentative de suicide, OPA, tirs de chevrotine… Des événements en rafale, sans rapport apparent, que les journalistes de l’Evening Post parviendront à recouper de justesse en une seule et même histoire pour l’édition du soir. Ils ne se connaissent pas tous mais, avant le crépuscule, tous seront emportés dans la course folle d’un convoi de billets de banque…

Mon avis :

Plonger au cœur de Londres dans les années 70, j’avoue que l’expérience est déroutante surtout lorsqu’on revient d’un séjour dans la capitale anglaise.
Inédit de Ken Follett, le roman Paper money présente la haute sphère financière anglaise qui au cours d’une seule journée par différents événements vont se rencontrer, s’unir voir se détester. Plus qu’un roman policier, Paper Money est cet instant dans la vie d’un homme où notre vie bascule.
Par un geste, un mot notre situation change : en bien comme en mal. Comment faire d’un événement pour le moins banal dans une capitale, la première pièce d’un puzzle ? Comment faire d’une liaison extraconjugale, la garantie de ce puzzle ? Certains personnages ne se rencontreront jamais pourtant ce jour là : ils seront dans la même histoire.

La construction du récit est intelligente, chaque homme de pouvoir se développe dans un chapitre : Tony le maffieux, Tim l’homme politique, Laski le businessman, Hamilton le chef d’entreprise, un rédacteur en chef – bref, tout un petit monde qui dirige les sphères de Londres. Ken Follett manie l’art du suspense et du chantage comme jamais. Notre conscience est symbolisée par le jeune Kevin, journaliste au nom de la vérité – qui va vite comprendre que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Le lecteur peut facilement s’identifier au lecteur du Evening Post et à un journaliste – on connaît les faits, on connaît les témoins mais pourtant sur le papier, la vérité est masquée. Des mariages qui se brisent dans l’ignorance la plus totale, des hommes puissants qui au cours de cet instant vont comprendre que l’argent dirige notre vie. Plus qu’un roman sur des personnages, Ken Follett nous livre l’essence d’une ville en plein cœur du choc pétrolier. J’ai bien aimé ce roman mais il me manquait cinquante pages supplémentaires pour en faire un coup de cœur.
De plus, j’ai eu beaucoup de mal avec tous les noms – aucun personnage n’est suffisant charismatique pour plaire et retenir son patronyme et il est vrai qu’au cours de ma lecture j’ai du à plusieurs reprises voir les chapitres précédents pour essayer de reconnaître le nom. Ce livre se situe certes en 1970 mais comme nous suivons seulement dix heures d’une journée, il nous est difficile de nous en rendre compte – dommage.

Néanmoins loin de correspondre aux policiers classiques, Paper Money a le bon gout d’être divertissant. Merci à Livraddict pour trouver toujours des partenariats alléchants et aux éditions Livre de poche pour le roman.
En y pensant, il y avait de quoi en rire: devenir millionnaire du jour au lendemain et ne rien trouver de mieux à faire que d'acheter une boite de chocolats!


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