Les Fleurs de Vénus - Philippe Curval

Un planet-opera qui est surtout une histoire d'amour. l'amour d'une planète végétale ( toute allusion a une rare planète pleine de vie n'est sans doute pas fortuite ), l'amour métissée, l'ensemble
est très romantique.
Bien sur l'étrangeté naît de la planète mais les événements et les personnages pourraient être transposés à n'importe quelle colonisation qui a lieu sur notre planète. Une minorité s'enrichit au détriment d'autres considérés comme des esclaves, certains colons veulent fuir l'enfer, d'autres si adaptent plus ou moins, d'autres encore font la Révolution. ( Les humains vivent sous des dômes pour éviter les poisons nocturnes des fleurs, les autochtones ont été chassés aux confins de la planète ).
Le ton du roman est relativement mélancolique et le travail sur la psychologie des personnages est remarquable, les méchants sont plus complexes les gentils ambigus ( ou l'inverse ) et la maturité atteint chacun des protagonistes avant la fin du roman. la grande transformation se produit simultanément pendant la Révolution en pleine tempête vénusienne, c'est dire.
Le style est celui d'une autre époque : la concordance des temps du passé se fait encore avec l'emploi du subjonctif imparfait, sans être vieillot, le texte révèle une tonalité différente de ce qui se fait actuellement. Et ça fait du bien. Je dirais même que l'auteur emprunte à la littérature classique : une histoire d'amour pendant la Révolution sur fond d'événement tragique avec la totale du drama : enlèvement, empoisonnement sphère du pouvoir versus petits exploitants. c'est assez posé, doux, propré mais tout est là.

Un petit bémol : j'ai commencé à me lasser vers la page 180, je ne dois pas être dans une passe très romantique. Il n'y en a que 251.




La vie n'y était pas dangereuse : les herbes, les fleurs, les animaux semblaient partager un bonheur incomparable en remplissant consciencieusement les rôles attribués aux créatures d'un pays d'utopie : ils paraissaient vivre des moindres variations solaires modulées par les nuages et boire les lourdes pluies qui en tombaient, grasses et bienfaisantes.

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